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La raison d'être du "Keren Hatechouva" : l'auberge "Beit Abraham"

La raison d'être du "Keren Hatechouva" est l'auberge "Beit Abraham" laquelle s'est installée dans son nouveau bâtiment, plus spacieux, situé à Ramot - Jérusalem. L'auberge se compose de dix chambres, d'une cuisine, d'une salle à manger, de salles d'études et de soins, d'une synagogue et même d'une petite cour. D'anciens détenus, en cours de réinsertion, y résident et parmi eux, un pourcentage élevé en cours de désintoxication. L'auberge est destinée aux hommes - célibataires et mariés - et leur fournit un logement dans un environnement de soutien, dans un cadre communautaire homogène, leur permettant de rompre avec leurs familles et leur milieu précédent hostile et dangereux.

Le cadre de réinsertion prend en charge tous les domaines assurant un retour à une vie normale en commençant par l'acquisition d'habitudes de travail, -en occupant un emploi auprès de diverses entreprises-, jusqu'à des cours de Tora et de valeurs morales juives, optant ainsi pour un mode de vie de respect de Tora et mitsvot. Les ex-détenus, nommés par l'association "les résidents", mènent une vie communautaire, chacun d'entre eux devant assumer des tâches quotidiennes, sous la surveillance de l'équipe d'encadrement et de thérapeutes composée uniquement de professionnels religieux. Le thérapeute en chef et le directeur de l'auberge, lui aussi religieux, assure des entretiens personnels et collectifs sur des thèmes moraux ainsi que sur des sujets relatifs à l'amélioration des qualités humaines. Il anime également des ateliers thérapeutiques hebdomadaires. Tous les matins, les résidents de l'auberge se rendent à leur travail. L'après-midi, une fois de retour, ils participent à des cours de Tora et à des soins thérapeutiques qui font partie intégrante d'un programme journalier bien chargé.

Compte tenu des directives de l'Autorité de Réhabilitation du détenu et des contraintes budgétaires en découlant, la durée du séjour de chaque résident est limitée de 9 à 12 mois. De part notre expérience au "Keren Hatechouva", ce laps de temps, imposé par des contraintes financières, est insuffisant pour obtenir des résultats probants. Nous savons qu'il faut au moins une année supplémentaire dans un cadre identique et ensuite passer dans l'appartement de transition, qui représente une autre phase vers une indépendance complète, pour affronter la vie hors de l'univers carcéral et ne pas retomber dans la délinquance. Cet environnement de soutien si vital, édifié pierre après pierre n'atteint pas ces objectifs concrets par manque de budget.