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Keren Teshouva

Extrait d'un article paru le 15 février 2007 dans l'hebdomadaire "Al Hamaqom"

Récemment, le Keren Hatechouva, dans le cadre de sa campagne de promotion, a tenu une soirée au sein de la communauté de Kiriat Moshé à Jérusalem. Participaient à cet événement, qui s'est déroulé dans la synagogue "Beit Yéhouda", le Rabbin Ouri Cherki, le Président de l'association, Joël Hazan, Benni Gur, conseiller au développement du Keren Hatechouva et le directeur du Centre d'hébergement de l'association, le Rabbin Arié Shraga, ainsi qu'une assistance nombreuse.

Le Président du Keren Hatechouva, Joël Hazan, a expliqué :

"La société israélienne n'a-t-elle pas intérêt à investir justement dans la rupture des ex-prisonniers d'avec le monde de la pègre, au lieu de payer les méfaits liés à la criminalité, à financer des poursuites sans fin contre eux et à les accueillir dans des conditions de pension dans les prisons ? En effet, a-t-il ajouté, chaque shekel investi dans la réhabilitation d'un prisonnier et sa réinsertion dans la société permet à l'Etat d'économiser plusieurs dizaines voire des centaines de milliers de shekels. Il a ensuite rappelé que l'association œuvre à plusieurs niveaux : "Nous commençons par sélectionner les candidats potentiels à la réadaptation et ce, dès leur incarcération. Cette phase est d'une importance cruciale car elle offre aux détenus la possibilité d'entrevoir une issue à leurs difficultés. A leur libération, nous les aidons à trouver une formation professionnelle, nous leur fournissons une assistance médicale et les encourageons à fonder un foyer. Notre association participe financièrement à la naissance de leurs enfants, à la recherche d'un nouvel appartement et ainsi nous leur offrons la possibilité de rompre définitivement avec leur ancien milieu."

Le Rabbin Arié Shraga, quant à lui, a exposé une méthode unique pour maîtriser, canaliser, la colère. Le Rabbin Arié Shraga, chargé également de la désintoxication des toxicomanes, a fait intervenir Yonathan, un ex-détenu, qui a témoigné de l'aide que lui a apporté le Rabbin Arié Shraga. Yonathan, qui était totalement dépendant de la drogue depuis sa jeunesse, n'a cessé de passer les meilleures années de sa vie d'une prison à l'autre. De lui-même, il a réussi à se désintoxiquer, mais il redoutait le jour de sa libération. En effet, il savait qu'en dehors de l'univers carcéral l'attendait de nouveau un destin tout tracé : la rechute et la décadence provoquée par la drogue. Le Keren Hatechouva a été la réponse à son angoisse et, comme il le dit, a été "son ange sauveur". Grâce au soutien de l'association il est redevenu un homme responsable et libre.